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Contredisez ceux qui démolissent, ils rétorqueront que vous louangez ; apportez un début de réponse nuancée, ils vous brandiront de gros clichés sous le nez ; faudrait-il alors se taire ?

Che Guevara fut « l’exécuteur des basses œuvres de Castro », Ahmad Shah Massoud le « boucher de Kaboul », Hugo Chavez entrera quant à lui dans une certaine vision de l’Histoire comme le « trublion dictateur », fantaisiste et autoritaire. Si quelques médias semblent se risquer à reconnaître les progrès accomplis au Venezuela en matière de recul de la pauvreté, d'éducation populaire et de redistribution des richesses, c’est pour mieux y insérer des notions faisandées telles que « populisme », « clientélisme » ou « assistanat ». Dans la même veine, on parlera des obsèques du Commandante comme « le dernier show de Chavez ». Les médias occidentaux moralisateurs et ultra-libéraux s’arrachent ainsi des morceaux de la dépouille de Chavez pour souiller sa mémoire de leurs mensonges – toujours plus convaincants lorsqu’ils sont cachés entre deux vérités – et nous le présenter comme un personnage assurément infréquentable, aux « amitiés douteuses » (ce que l’on appelle plus sobrement d’habitude des « relations internationales »). Manière de jeter l’opprobre sur toute la vraie gauche qui a osé verser une petite larme sincère. Ne surtout pas parler du putsch fomenté en 2002 par des puissances obscures et impulsé par les télévisions privées locales. Au Venezuela comme en France, les médias haineux montent la garde. Les Etats-Unis d’Amérique du Nord vous parlent tous les soirs à 20 heures. Personne ne rediffusera ce documentaire passé sur Arte en 2004, ça ne sent pas assez la bile :

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Et, parce qu’il est toujours profitable aux puissants d’ajouter de la confusion à la confusion, les hyènes d’extrême-droite répondent à la manipulation par une autre. Je fais ici référence à un tweet opportuniste de Philippot. Où les réactionnaires français, qui ne sont plus à une contradiction près, cherchent à s’approprier une œuvre révolutionnaire qui les dépasse. Ils n’ignorent pas que Chavez se revendiquait du progressisme tant honni, du socialisme auquel la bête immonde accole le terme de « national » parce que, c’est bien connu, l’extrême-droite n’est ni de droite, ni de gauche. Peut-être sont-ils fascinés par le catholicisme vibrant (et à bien des égards critiquable pour nous français, mais ne nous mêlons pas des spécificités culturelles) de Chavez, alors même que la théologie de la libération se situe aux antipodes du catholicisme intégriste défendu par les blonds-bruns. Un chacal n’y retrouverait plus ses petits. Drôle de bestiaire. Coyotes médiacrates et dobermans politiques jouent ainsi sur le même terrain : celui de l’inversion des valeurs, de la haine mécanique et froide, du n’importe quoi calculé à des fins propagandistes. Un autre nom à cela : obscurantisme. Propulseront-ils un jour Pepe Mujica ambassadeur du FN en Uruguay ?

Chavez, chiens de garde et charognards
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Tag(s) : #Chavez, #médias
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